La Haute Autorité de Santé (HAS) a récemment actualisé, à la demande de la DGOS, les bonnes pratiques en imagerie diagnostique de l’endométriose, dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre cette pathologie.
Objectifs de ces recommandations
- Harmoniser les pratiques et renforcer la qualité des examens médicaux.
- Proposer une stratégie d’imagerie graduée en trois niveaux :
- Première ligne : interrogatoire, examen clinique et échographie pelvienne/endovaginale, réalisée par un praticien formé.
- Deuxième ligne : IRM pelvienne, éventuellement complétée par une échographie réalisée par un référent.
- Troisième ligne : stade préopératoire avec réunion pluridisciplinaire, classification en IRM, et recours à écho‑endoscopie rectale, entéro‑IRM ou coloscanner à l’eau.
Renforcer l’importance du savoir-être
Ces recommandations insistent également sur le savoir-être de l’examinateur : respecter la dignité et le consentement de la patiente, garantir une communication claire et adaptée, et appliquer les chartes professionnelles.
Pourquoi cette actualisation est vitale pour les médecins généralistes
L’endométriose reste une pathologie sous-diagnostiquée avec un délai moyen de 7 ans entre l’apparition des symptômes et son diagnostic.
L’intégration de l’échographie pelvienne au premier niveau permet :
- Une meilleure rapidité de diagnostic,
- Moins d’examens invasifs pour les patientes,
- Une prise en charge plus efficiente et humaine, dès la première consultation.
Désormais, tout médecin généraliste formé à cette pratique peut directement contribuer à l’amélioration de la qualité des soins et réduire l’errance diagnostique des patientes.
Le CHEM Santé vous accompagne
Au CHEM Santé, nous proposons deux formations présentielle et DPC pour accompagner les professionnels de santé dans cette démarche :
- L’échographie pelvienne des pathologies gynécologiques en médecine générale
- Endométriose : se former pour mieux accompagner nos patientes
En résumé, ces nouvelles recommandations de la HAS placent l’échographie pelvienne formée au cœur de la prise en charge de l’endométriose.
Sources